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dimanche 10 juillet 2011

Le Changement : Projet socialiste 2012

« Le monde est transformé, ses repères et ses règles ont volé en éclats. Les Français redoutent le déclin pour la France, le déclassement pour eux-mêmes et plus encore pour leurs enfants. La crise vient de loin. Elle est économique, sociale et environnementale bien sûr, mais aussi démocratique et morale. Elle marque l échec d un système à bout de souffle. Notre pays dispose pourtant de solides atouts pour faire la course en tête en misant sur la créativité, l innovation, et pour renouer avec le progrès social.

Par un intense travail collectif depuis deux ans, à l écoute des Français, les socialistes ont renouvelé leurs réponses et bâti un projet pour 2012. Pour redresser la France avec un nouveau modèle de développement économique, social et écologique. Pour retrouver la justice et rassembler les Français dans une République fière de ses valeurs. Pour qu à nouveau, l avenir aime la France.

Ce livre est une invitation. Nous mettons ainsi notre projet pour 2012 à la disposition de tous les Français, pour réagir, pour débattre, ensemble et maintenant, partout dans notre pays. »
La Voie


Le vaisseau spatial Terre, continue à toute vitesse sa course dans un processus à trois visages : mondialisation, occidentalisation, développement.
Tout est désormais interdépendant, mais tout est en même temps séparé. L’unification techno-économique du globe s’accompagne de conflits ethniques, religieux, politiques, de convulsions économiques, de la dégradation de la biosphère, de la crise des civilisations traditionnelles mais aussi de la modernité. Une multiplicité de crises sont ainsi enchevêtrées dans la grande crise de l'humanité, qui n'arrive pas à devenir l'humanité.
Où nous conduit la voie suivie ?
Vers un progrès ininterrompu ? Nous ne pouvons plus le croire. La mort de la pieuvre totalitaire a réveillé la pieuvre des fanatismes religieux et stimulé celle du capitalisme financier. Elles enserrent de plus en plus le monde de leurs tentacules. La diminution de la pauvreté se fait non seulement dans un accroissement de bien-être matériel, mais également dans un énorme accroissement de misère.
Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C’est ce qui paraît probable si nous ne parvenons pas à changer de voie.
Edgar Morin pose ici les jalons d’une « Voie » salutaire qui pourrait se dessiner par la conjonction de myriades de voies réformatrices et nous conduire à une métamorphose plus étonnante encore que celle qui a engendré les sociétés historiques à partir des sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs.

Directeur de recherches émérite au CNRS, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, l’auteur de La Voie est connu pour avoir conçu la "pensée complexe" dans son œuvre maîtresse, La Méthode. Il est docteur honoris causa de vingt-quatre universités à travers le monde.
Edgar Morin est né à Paris en 1921, d’une famille de nationalité italienne, d’ascendance judéo-espagnole. Son adolescence est marquée par la montée en puissance du nazisme, les procès staliniens de Moscou, la marche somnambulique vers la guerre. À 20 ans, sous l’Occupation, il entre à la fois au parti communiste et dans la résistance gaulliste. Après la guerre, c’est une vie qui se poursuit dans la résistance au stalinisme, à la guerre d’Algérie, à toutes les barbaries.
Directeur de recherches au CNRS, il est l’auteur de très nombreux ouvrages de sociologie et de philosophie.
Copyright : Despatin & Gobeli/Opale/Editions Fayard
Manifeste d'économistes atterrés : Crise et dettes en Europe : 10 fausses évidences, 22 mesures en débat pour sortir de l'impasse


Les décideurs européens ont-ils appris quelque chose de la crise provoquée par les dérives de l'industrie financière ? On peut en douter. Pour résorber les déficits provoqués par le sauvetage des banques et la récession, la Commission européenne et les gouvernements appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes d'ajustement qui ont dans le passé démontré leur capacité à accroître l'instabilité économique et les inégalités sociales. Ces politiques de soumission au pouvoir de la finance mettent en danger l'avenir du projet européen. Atterrés par ce constat, nous avons pris l'initiative d'écrire ce manifeste. Il dénonce dix fausses évidences, mal fondées scientifiquement, qui servent à justifier les politiques actuellement menées en Europe. Il soumet au débat vingt-deux propositions pour une autre stratégie. Initialement adressé à la communauté des économistes, et plus de sept cents d'entre eux, issus comme nous d'horizons théoriques très divers, l'ont signé, ce manifeste est surtout destiné à nos concitoyens. Le décalage est aujourd'hui patent entre les affirmations péremptoires des " experts " et la fragilité de leurs diagnostics. Nous souhaitons aider les citoyens à mettre des mots et des concepts sur leurs doutes, et les conforter dans l'idée que d'autres choix peuvent être mis en débat.
Philippe Askenazy (CNRS), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d'Attac), André Orléan (CNRS, EHESS), Henri Sterdyniak (OFCE).
Après la démocratie


La crise de la société française – et des sociétés occidentales en général – conduit à se poser une question de fond : faut-il envisager la disparition du système démocratique ? Et, par voie de conséquence, quel système serait alors susceptible de le remplacer ?
Cet ouvrage combine l’analyse instantanée et l’étude des processus de longue durée pour envisager la situation de la politique et de l’économie et l’évolution des structures familiales. De ce travail d’investigation se dégagent, entre autres thèmes, le caractère fondamentalement religieux de la crise actuelle (le religieux étant considéré comme structurant la société), le pessimisme culturel ambiant (conséquence de la stagnation éducative), la réapparition d’une stratification de la société (l’ascenseur social cher à la démocratie fait place à l’instauration d’une nouvelle oligarchie), l’impact du libre-échange provoqué par la mondialisation, la possibilité d’une réémergence de la lutte des classes (conséquence de la disparition des classes moyennes)…
Dans ce nouvel ouvrage qui ne ménage personne dans aucun camp, Emmanuel Todd brille une fois de plus dans son rôle d’historien et d’observateur et se passionne pour ce sujet essentiel : où va notre société ? --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Politologue, démographe, historien, sociologue et essayiste français, Emmanuel Todd est né en 1951. De lui, les Éditions Gallimard ont publié L’illusion économie (Hors série Connaissance, 1998, Folio actuel n° 66) et Après l’empire (Hors série Connaissance, 2002, Folio actuel n° 107).
Mainstream : Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias


Comment fabrique-t-on un best-seller, un hit ou un blockbuster ? Pourquoi le pop-corn et le Coca-Cola jouent-ils un rôle majeur dans l'industrie du cinéma ? Après avoir échoué en Chine, Disney et Murdoch réussiront-ils à exporter leur production en Inde ? Comment Bollywood séduit-il les Africains, et les telenovelas brésiliennes les Russes ? Comment Al Jazeera a-t-elle préparé les révolutions arabes ? Pourquoi les Wallons réclament-ils des filets doublés alors que les Flamands préfèrent les versions sous-titrées ? Et pourquoi, finalement, ce triomphe du modèle américain de l'" entertainment " et ce déclin de l'Europe ? Au coeur de cette bataille mondiale : la culture " mainstream " (dominante, populaire). De Hollywood à Bollywood, du Japon à l'Afrique subsaharienne, du Mexique à la Corée, cette enquête sans précédent a été menée pendant cinq ans dans trente pays. Dans toutes les capitales de l'entertainment, Frédéric Martel analyse le jeu des acteurs, les logiques des groupes et suit la circulation des contenus sur les cinq continents. De nouveaux pays émergent avec leurs médias et leur " soft power ", ils veulent contrôler les images et les rêves. Internet décuple leur puissance. Tout s'accélère. Mainstream raconte cette nouvelle guerre globale de la culture et des médias. Best-seller inattendu, le livre a été traduit dans une dizaine de langues et a suscité des débats dans de nombreux pays - il est lui-même devenu mainstream.
Frédéric Martel est chercheur et journaliste. Il est également l'auteur de l'ouvrage de référence De la culture en Amérique qui paraît conjointement dans la même collection.
La grande déculturation

Amis du Désastre et Niveau-montistes sont formels : la culture s'est répandue dans toutes les couches de la population. Ce livre soutient le contraire. Si la culture s'est répandue, selon lui, c'est comme le lait de Perette : plus la culture est diffusée, moins il y en a pour chacun et moins elle a de consistance. Lorsque les trois-quarts d'une génération accèdent au baccalauréat, le niveau de connaissance et de maturité qu'implique ce diplôme est à peu près celui qu'atteignaient au même âge les trois-quarts d'une autre génération, quand personne ne songeait à nommer cela baccalauréat, à peine certificat d'études. L'université fait le travail des lycées, les lycées celui des écoles primaires, les classes maternelles celui que les parents ne font pas, ayant eux-mêmes été élevés par l'école de masse, qui a formé la plupart des nouveaux enseignants. 
Arte, France Culture ou France Musique se consacrent aux tâches jadis dévolues aux chaînes généralistes, celles-ci imitent les postes et stations de divertissement. Tout a baissé d'un cran. C'est la grande déculturation. Et si les journaux n'ont plus de lecteurs, c'est en grande partie parce que leur public potentiel ne sait plus lire, même des phrases de plus en plus simples et de plus en plus fautives, avec de moins en moins de mots. Le paradoxe est que l'objectif quantitatif, qui est au cœur de l'ambition démocratique en sa transposition culturelle, fait partout le lit de l'argent, par le biais de la publicité, des taux d'audience et des lois du marché. 
C'est ainsi que le Louvre devient une marque, etc
Le monde à l'horizon 2030 : La règle et le désordre


Qui envisage le monde de demain en se limitant aux tensions d'aujourd'hui : islamisme radical, guerre en Afghanistan, conflits gaziers et pétroliers, expansion économique de la Chine, risque de se priver de toute faculté d'anticipation. L'ouvrage de Nicolas Tenzer n'entend pas prédire l'avenir, mais essaie de comprendre comment une multitude de dynamiques permettent de dessiner un système mondial qui n'aura rien à voir avec celui que nous connaissons, un système fondé sur sept piliers : un monde sans pôles ni grandes régions structurées (le monde multipolaire est un leurre); la nouvelle répartition des richesses (la Chine ne représentera plus un danger mais sera un élément déterminant de stabilisation du monde, la Russie, qui aura disparu de la scène, encore moins); le retour des Etats (et donc l'affaiblissement des organisations internationales); le nouveau pouvoir d'influence, qui ne passera plus par les canaux diplomatiques classiques; la nouvelle hiérarchie, sinon oligarchie, des puissances ; la réinvention des peuples (les nouveaux acteurs majeurs des relations internationales, eux aussi paradoxalement facteurs de paix); de nouveaux leaders (bouleversant l'équilibre des forces), marginalisant les hommes politiques occidentaux. Dans un essai tel que la France n'en produit pas, Nicolas Tenzer nous emmène dans un voyage passionnant à travers cette nouvelle cartographie des puissances mondiales, où les Etats-Unis continueront d'être la seule figure de l'universalisme, mais d'où sortira un nouveau monde aux joueurs plus nombreux et plus mobiles. Il n'est pas sûr que cela soit un mauvais présage.
Intellectuel de renommée internationale, haut fonctionnaire et directeur de la revue Le Banquet, Nicolas Tenzer est notamment l'auteur de Les valeurs des Modernes, France : la réforme impossible ? et Quand la France disparaît du monde. Actuellement président d'Initiative pour le développement de l'expertise française à l'international et en Europe (IDEFIE), il parcourt la planète depuis plusieurs années.